OUBARI -Wadi el agial 1950 1952

par Jean Soupene

SERDELES le fort - A l'époque le radio était seul et faisait office de chef de poste; La pratique était courante dans les territoires du sud, les radios constituant une certaine élite, l'administration de ces territoires leur confiait d'autres tâches comme la poste, la douane, la police, les affaires indigènes, et les observations météorologiques; ce sera notre cas à Gatroun. Lorsque les postes sont particulièrement éloignés ou dangereux les radios sont en général, deux, car en plus d'un ravitaillement souvent déficient la solitude devient rapidement quelque chose de terrible à supporter. Lors de conversations de popotes ou de veillées il était souvent question de jeunes "gars " qui auraient "craqué". Les histoires des postes du Sahara Français, de sinistre mémoire, comme Flatters ou Amguid étaient le plus souvent citées. Certaines étaient tristes d'autres étaient plus drôles comme celle de l'aérolite de Flatters.

CARAVANE - Avec en toile de fond, le plateau du Messak.
FORT d'OUBARI - Siège du commandement de la subdivision.
La garnison se compose du Lieutenant Chef de subdivision, du sous-officier chargé des affaires indigènes, d'un radio et d'un groupe de supplétifs.
Tour de Djerma - Le Wadi el Agial est aussi la région où les vestiges de la civilisation Garamantique sont les plus apparents. Jean Chambret, mon compagon de Gatroun, a déjà séjourné à Oubari et est passionné par tout ce qui touche la question. Pendant les longues soirées passées en tête à tête il me parle de milliers de tombes, de centaines de kilomètres de " foggaras ", des nombreux vestiges d'habitations que l'on retrouve dans la région, surtout à Germa. Germa, était sans doute la capitale de cette fédération de tribus, les Garamantes, qui exercèrent le pouvoir sur le Sahara Libyen pendant le premier millénaire avant J.C. Les auteurs anciens les présentent comme un peuple d'une grande férocité qui grâce à sa cavalerie équipée de chars dits " garamantiques " refoulèrent les noirs vers le sud et s'opposèrent à l'expansion de Rome.
Tombe de Garamante- Qui étaient les Garamantes? Etaient-ils des descendants des populations indigènes? Ou bien étaient-ils les successeurs de ce que les Egyptiens appelaient " les peuples de la mer ", qui vinrent de Crète et sans doute de beaucoup plus loin pour attaquer l'Egypte et qui se mêlèrent ensuite aux Libyens?
Les nombreuses gravures représentant, des chars peints, démontrent que les populations cavalières issues des " peuples de la mer " avaient atteint le Niger 1000 ans avant l'ère Chrétienne.


 
Ci-dessus Cheveny semble rêveur devant l'immensité de l'Edeyen d'Oubari.
A droite une "savane" Renault elle etait sortie en même temps que la " prairie" mais était beaucoup plus petite
Ci-contre la " gara" d'Oubari.
Souvenirs - 1950 1953 Mourzouk

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Dernière mise à jour le 30/09/2004 à 14:37
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