OUBARI -Wadi el agial 2 - 1950 1952

Par Jean Soupene

Comme je l'ai déjà précisé le centre actif du Fezzan englobe les trois dépressions longitudinales qui correspondent à des vallées d'oueds. La dépression centrale, Wadi el Agial qui était déjà la plus active en 1950- 1953 a été rebaptisée, wadi el Haya (vallée de la vie ) par opposition à Ajal (mort); cela après que les instances gouvernementales aidées en cela par la manne pétrolière aient entrepris des aménagements de l' habitat de manière à fixer les populations nomades et donner un certain confort à l'ensemble de la population.
En 1950 c'est le moyen âge pour une grande partie de la population, on ne peut pas parler de ce qui nous parait être de la misère, c'est plutôt un mode de vie ancestral. On mange des dattes , on élève de la volaille on cultive à l'ombre des palmeraies, des oignons "bossels", de l'ail " toumm"( l'ail est utilisé comme médicament), du blé ("tam")je me souviens que les femmes transformaient la farine en pâtes qui étaient d'ailleurs excellentes, elles faisaient également la "bazina", c'était quelque chose qui devait ressembler à la polenta: il ne faut pas oublier que lesItaliens sont passés par là, en fait ,aussi bizarre que cela puiss e paraître ils ne sont pas restés longtemps au Fezzan, la conquête qui avait commencé en 1914 fut abandonnée après des ennuis avec la Senoussia et ne recommença qu'en 1930, l'occupation française l'interrompit en 1942; les italiens n'eurent que le temps de construire de splendides forts et de très belles pistes, l'occupation fut surtout militaire.
L'occupation française fut également militaire, je pense que l'on fit des efforts dans l'organisation sanitaire dans les villages, par contre les écoles furent trop peu nombreuses, il faut dire aussi que l'O.n.u ne facilita pas les choses.

Oubari - La palmeraie et les contreforts du plateau du Messak. En 1950 les palmeraies du Fezzan, sont de vraies merveilles, le palmier est l'arbre providentiel par excellence pour la vie au Fezzan; tout d'abord il produit les dattes que l'on stocke dans le sable de manière à pouvoir en manger toute l'année. Les branches et les feuilles servent à la construction des "zéribas", habitations, parfaitement adaptées au pays. Pour en terminer avec les utilités du palmier je dirais que le bois peut être utilisé pour les charpentes, que la sève sert à fabriquer un excellent breuvage, " lakmi", qui, si vous le laissez fermenter vous envoie rapidement dans " les vignes d'Allah " .,que les feuilles servent à fabriquer de très beaux objets en vannerie, "tobogs" et que les fibres qui recouvrent le tronc servent à tout un tas de choses. Il ne faut pas oublier non plus que c'est à l'ombre des palmiers que l'on cultive de magnifiques jardins. D'après certaines personnes qui se sont rendues récemment au Fezzan, l'état actuel des palmeraies serait catastrophique et l'U.N.E.S.C.O envisagerait même de mettre sur pied un plan de sauvegarde.( Ghadames).
Ci-dessus à gauche, la garnison d'Oubari, au centre, Pause sous l'Ethel, à droite " zériba.
Au Fezzan, comme dans tous les pays d'Afrique, les maladies des yeux étaient fréquentes, aussi la direction des territoires du sud avait envoyé des ophtalmologues pour prévoir les traitements des malades, ici, à Oubari, pour l'instant elles prennent des photos

A gauche Escande et Bolli dans la salle de réception radio
A droite une dame que l'on pouvait rencontrer dans les alentours et même à l'intérieur du fort.

Oubari - A droite militaire Touareg sellant son chameau

A gauche femme du village d'Oubari

A droite le village d'O ubari au pied de la " gara ".
A gauche habitants d'Oubari

 

Oubari - après l'effort le réconfort

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Dernière mise à jour le 30/09/2004 à 14:37
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