SEBHA - 2005

PHOTOS DE PHILIPPE LABORIE

Mars 2005 : Il est toujours là notre vieux Fort, entouré de bâtiments plutôt sinistres et de hauts barbelés mais que craignent donc les Libyens?
Il y a quelques années, Jean Chambret, au téléphone, me demandait en parlant du Fort, "Crois-tu qu'il existe toujours ? " je lui répondis par l'affirmative car en Janvier 2000, regardant à la télé, l'arrivée à Sebha des Antonov 124 qui transportaient les voitures et le matériel du Dakar le Caire, j'aperçus pendant 1/10e de seconde une silhouette très, très familière.

Sebha, Mars 2005 - Le fort, la photo est prise de loin
car les militaires parait-il interdisent toute photographie.
On ne distingue pas très bien mais la vue est prise du sud est .
En 1950 on aurait pu prendre cette photo depuis la météo.

Sebha, Mars 2005 - Le fort, toujours vu d'assez loin, du sud est.
On comprend pourquoi les voyageurs dans l'ensemble n'apprécient guère leur séjour à Sebha.

Sebha, - Le fort, tel qu'on peut le voir aujourd'hui avec ses énormes placards et les inscriptions a la gloire de la révolution du Colonel Kadafi
RAPPEL DE QUELQUES VUES DE SEBHA 1950


Sebha : Vue aérienne de Fort Leclec.
Au sommet de la " gara " le fort occupé principalement par les radios, en bas ceinturés de hauts murs les bâtiments administratifs.
En dehors de l'enceinte, à droite, le garage et les bâtiments de la légion.

Cette photo m'a été adressée par Madame Delporte en souvenir de son mari, André Delporte, ancien radio à Fort Leclerc.

 


Sebha : Côté gauche des bâtiments inférieurs.

Cette photo m'a été également adressée par Madame Delporte.
Sebha 1950 : À gauche le fort, façade Sud, en bas les boutiques des quelques commerçants, au loin les bâtiments de la légion
À droite façade sud du fort vue du sud-est.
Sebha 1950 : À gauche, le fort vu du Sud. au bas des escaliers, un monument commémorant la prise de Sebha par les Français, le 8 janvier 1943 .
À droite, le BAC.
Sebha 1950 : Vue du fort sur le terrain d'aviation et la piste de Mourzouk et Oubari. Au premier plan l'infirmerie et les bureaux du commandant de la légion, sur le terrain le hangar sans toit, en partie détruit par l'aviation Française.
À droite vue sur les palmeraies de Gorda et de Djedid, à droite de la piste entre les deux palmeraies, résidence du Bey Ahmed.

Sebha 2005 : Sur le mur du fort .

Les escaliers, partie supérieure ( 132 marches en tout ).

  • Sebha - En 1950 quelques centaines d'âmes, aujourd'hui plus de 100000 habitants. Il semble que le Fezzan ait subi tout comme l'ensemble des régions sahariennes une poussée urbaine intense. Ceci est du en partie à une politique volontariste des gouvernements tendant, d'une part à fixer et à contrôler les populations nomades et d'autre part à leur donner , la manne pétrolière aidant, un certain confort, mais à cela s'ajoutent d'autres facteurs. De même que la Libye, dotée d'un système routier moderne, est un point de passage entre le moyen orient et le Maghreb, le Fezzan , terre de passage et de brassage, est un carrefour qui, situé au centre des grands axes caravaniers, est relié au nord à la Tripolitaine, au sud au Kaouar et au Tibesti, à l'est à Koufra et à l'Egypte, à l'ouest à Ghat et au Hoggar. Sur ces axes se trouvent des relais, au nord Brak, au sud Mourzouk, Gatroun et Tidjeri, à l'est Zouila, à l'ouest, Oubari, Serdeles et Ghat ; au milieu de cette toile virtuelle, admirablement placée, se trouve Sebha. La ville a aussi bénéficié des différents flux migratoires dus aux sécheresses successives qu'a subi le Sahel, aux interminables guerres intestines du Tchad ( révolte des Toubous), aux révoltes des Touaregs et à leur répression. De plus depuis quelques années des milliers de clandestins venus du Sahel , du Nigéria ou d'autres pays d'Afrique noire viennent constituer de nouvelles centralités qui contribuent à souder les trois îlots initiaux composés chacun par les ruraux issus des trois principaux wadis. Ces quartiers extrêmement cloisonnés constituent un régionalisme urbain hérité du tribalisme et du nomadisme.
  • Wadi - dépression , vallée

 

Souvenirs - 1950 1953  Mourzouk

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Dernière mise à jour le 30/09/2004à 14:34
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